Le samedi

Arrivé à 9h tapantes, j’ai donné un coup de mains aux organisatrices et à la charmante dame du Pays d’Aix pour terminer de mettre les tables en place, moyennant quoi j’ai eu droit à un ptit café.

Vers 10h, les autres invités sont arrivés; il y avait Pierre-louis Besombes, Jean-Luc Bizien, Fabrice Bourland, l’incontournable Claude Ecken, Nicolas Fructus, Sylvie Lainé, Sandy Marty, Laurent Poujois et Eric Simard.
Il y avait aussi la présence de Black Mamba, Jérôme Vincent pour ActuSF et les éditions Sombres Rets.
Enfin, une asso de GN et Christophe qui était là pour proposer des initiations au JdR.

Nous étions installés dans la médiathèque de Lambesc, en deux rangs se faisant face. Au centre on avait installé les illustrations de Fructus faites pour le guide de Kadath. J’étais à un bout, à côté de Sandy Marty.

Je n’ai pas vu passer la matinée, qui avait bien commencée par deux dédicaces. La première à une Lambesquoise à la retraite, habitudée et bien connue pour ses actions dans la littérature de la région. L’autre à la dame du Pays d’Aix.

L'auteur et son ouvrage
L'auteur, posant fièrement avec son oeuvre.
L'auteur, faisant semblant de dédicacer
L'auteur, pour la postérité, fait semblant de dédicacer un livre.

Nous avons ensuite eu droit au buffet de midi, organisé par un excellent traiteur, et j’avoue qu’entre les verrines de potiron ou de petits pois aux lardons, ou la purée de tapioca et figatelles aux cèpes en ragoût, je m’en suis mis plein les papilles. J’étais pas le seul…

Après le café (que j’ai loupé bêtement), l’après-midi a débuté tranquillement, avec une arrivée de familles venus faire dédicacer des livres pour enfant par Laurent Poujois, ou regarder les couvs’ sans s’arrêter et en général en essayant le plus possible d’éviter de croiser le regard de l’auteur. J’ai parfois eu l’impression d’être dans le coin le moins intéressant d’une brocante de village.

J’ai bien du expliquer ce qu’était Flamma et le recueil à … houlà, un total de trois personnes, dont deux se sont montrées plus que polies dans leur désintérêt pour la chose. Il faut aussi noter que si on pose côte à côté Flammagories et un des recueils de Sandy Marty qui montre avec chatoyance dragons, ados à cheval et autres animaux fantastiques, on peut alors facilement expliquer que la plupart des regards glissaient rapidement sur mon recueil pour s’arrêter discuter longuement avec l’auteuresse assise à la table d’à côté.

J’ai par contre fait trois autres dédicaces rigolotes à des gamines d’environs 10 ans qui chassaient l’autographe sur un petit carnet à spirales et en faisant le tour systématique de toutes les tables.
Allez, compte total de la journée : 5 petites dédicaces.

On a eu droit également à la visite de la troupe des Dragons du Cormyr, six musiciens-comédiens-jongleurs déguisés en créatures chimériques fantastiques. Rigolo. Costumes superbes.

Peu après 16h30, Jean-Claude Ecken est venu me voir pour m’annoncer que le débat allait commencer. Le sujet en était quelque chose comme « l’écriture et sa source d’inspiration ». A peu près. Je crois.

Le débat

Je me suis retrouvé à la même table que Nicolas Fructus, Fabrice Bourland, Laurent Poujois et Jean-Luc Bizien, devant à peu près une dizaine de personnes (mais le débat était diffusé dans toute la médiathèque).

La discussion fut très sympa. Après une présentation de chacun, le débat qui n’en était pas vraiment un a roulé sur les sources d’inspiration, les mentors, la musique qu’on écoute pour écrire, les relations écriture-vie familliale, etc… Je vous raconte ça, comme si en toute complicité je tchattais à bâton rompu avec mes collègues en écriture. En fait je suis resté sage dans mon coin, souriant tout le temps et me marrant aux anecdotes irrésistibles des autres invités.

De gauche à droite : moi, Nicolas Fructus, Fabrice Bourland, Laurent Poujois, Jean-Luc Bizien et Claude Ecken.

Débat entre auteurs 1
Les auteurs avaient tous une anecdote marrante à raconter

Mais lorsque mon tour est venu de répondre à la question de Claude Ecken, je me suis entendu d’une voix hésitante et chevrotante rabâcher laborieusement l’histoire (que j’ai tenté de résumer) de la genèse du recueil et que, bah voilà, c’était pas facile parce que voyez-vous en fait chacun a fait son texte sur sa musique alors chacun a fait un truc dans son propre univers donc c’était très différent mais en fait y’a une homogénéité grâce à la musique et au texte du libretto qui fait comme un fil rouge voyez-vous et s’il vous plaît monsieur Ecken faites-moi un signe pour que j’arrête d’improviser parce que là je sais plus quoi dire help achevez-moi…

Débat entre auteurs 2
Moi, par contre...

Merci aux auteurs (mal) représentés sur ces deux dessins d’avoir apprécié et de n’avoir pas envoyé à mes trousses une bande de mercenaires tueurs.

Le débat s’est terminé peu avant 19h, juste pour entendre que le salon allait fermer ses portes. Je ne suis pas sûr que j’aurai collectionné beaucoup plus de dédicaces si je n’avais pas participé au débat, mais j’aurai peut-être pu carrément doubler la quantité de bouquins signés, qui sait ?

J’ai donc remballé mes affaires, laissé des cartes du Bulletin un peu partout, dit au revoir aux copains de Black Mamba et ActuSF, fait dédicacer l’affiche du festival à Nicolas Fructus1 dit au revoir à tous le monde, et suivi la troupe à la salle municipale où se donnait une lecture d’extraits de textes Arturiens accompagnés au piano. Joli, et certain passages (autant musicaux que littéraires) étaient très beau, et l’harmonie des deux parfois incroyable. J’ai fait comme tous le monde, j’ai piqué du nez et beaucoup applaudi à la fin.

Sur place j’ai ensuite dîné2 en compagnie du noyau dur. C’était quand même carrément cool de manger et plaisanter3 avec Laurent Poujois (en face de moi), Nicolas Fructus (3/4) et Sylvie Lainé (à côté de moi).

Après, tandis que l’essentiel de la troupe se mettait en marche à la recherche d’un bar ouvert qui voudrait bien les abreuver de bière blanche, j’ai repris ma voiture à pédales, et je suis rentré.
Parce que bon.

En conclusion

Qu’on ne s’y trompe pas. J’ai été charmé d’être invité et de passer ce samedi parmis des gens passionnants et bourrés de talents (et de choses intéressantes à dire). Je remercie tout plein Georges Foveau de m’avoir offert ce joli cadeau.
Mais le fait est que le recueil, de part son originalité, son principe même et surtout sa couverture est tout simplement extrêmement difficile à placer.
Et puis je dois aussi admettre que le public ne semblait pas vraiment correspondre au cadre du festival. C’est-à-dire que je n’ai tout simplement pas vu de lecteur/trice/fan de mauvais genre, mais plutôt la petite famille en sortie du samedi qui sont entrés là parce que bon.

Mais rien que le plaisir d’avoir discuté avec les « collègues »4 valait à lui seul le déplacement.

Merci de votre attention.

  1. j’aurai aussi du acheter l’album du guide de Kadath et le lui faire dédicacer à lui et Laurent Poujois… Mais quand on est con, hein… []
  2. de trucs chinois au micro-ondes, mais c’était très bon quand même []
  3. en vrac sur la musique éléctro-progressive, derrick, la chaîne parlementaire, derrick, le Dune de Lynch et celui de Jodo, derrick… []
  4. Prétentieux, va ! []

4 réflexions sur “Lambesc 2011 – un compte rendu

  1. Très drôle, ton compte-rendu et tes dessins ! j’y ajoute le transport d’un piano à queue sur un robot martien, et entre deux Derrick le SALAPA d’Eric Simard. Je pense que tu aurais eu de quoi dire aussi sur le picon citron-bière si tu n’avais pas choisi la voiture à pédales. Et tu étais très bien en table ronde !

  2. J’avais malheureusement loupé le robot-transporteur-de-pianos. Je le regrette, à vous écouter ça avait l’air… science-fictionnesque. Mais tu sais, je ne raconte que ce que j’ai vraiment vu (regarde le plafont en siflottant…)
    Et le SALAPA, c’était très drôle mais je suis bête, j’aurai dû faire comme toi et prendre ma copie sur la nappe…

    Pour le picon/bière, je le regrette également, mais pour le coup c’était vraiment boire ou conduire. Ou pédaler… :)
    J’ai vraiment apprécié ce moment super-sympa samedi soir, et je croise les doigts pour vous recroiser tous un jour ou l’autre.

    Merci, Sylvie !

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