Mardi 16 février | Couvert, 8° | 17715 mots
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Il faut que je vous parle du festival Zones Franches de Bagneux, qui s’est déroulé le weekend du 13-14. Parce que j’en reviens et parce que c’était formidable.


Je n’ai pas l’habitude d’aller dans ce genre de manifestations. C’est un tort, car on y rencontre beaucoup de beau monde1 et que c’est une chose à la fois importante de pouvoir rencontrer directement les gens à qui potentiellement on peut proposer des textes et c’est toujours super-sympa de pouvoir placer (enfin !) un visage sur un nom connu. Or donc, je crois qu’il s’agit de mon deuxième festival, le premier ayant été celui de Sèvre, Eclats de Rève il y a deux ans, où je m’étais rendu pour récupérer les clés de MéMo.

Cette année je me suis décidé à me rendre aux Zones Franches un peu au dernier moment, parce que figurez-vous2 que le recueil Flammagories, hommage à Nicholas Lens est sorti au même moment et que donc, naturellement, les éditions Argemmios se devaient d’être présentes (pas que pour Flamma d’ailleurs) et que c’était l’occasion d’en fêter la sortie à coup du délicieux cidre que Nathalie avait ramené.

J’ai donc eu l’honneur (partagé avec les autres auteurs de Flamma présents) de me retrouver avec un petit badge, mon nom sur la liste des auteurs dédicaçant et de pouvoir me glisser péniblement derrière l’étal du stand Argemmios.

J’ai surtout pu enfin rencontrer Julien Fouret (tout timide), Jess Kaan (encore plus timide bien qu’imposant), Lionel Davoust (complètement fou et très rigolo), Jean-Michel Calvez (très sérieux) et naturellement Nico Bally (égal à lui-même et toujours aussi prolixe en dédicaces…).


Nico Bally, prit dans un paradoxe dédicatesque

Sans oublier Nath Dau que je connaissais déjà depuis Sèvres, et Anthony Boulanger avec qui on s’est bien marré de découvrir qu’on avait chacun un texte coincé chez l’autre pour des raisons idiotes (Marmite pour lui, Codex Poeticus pour moi).

J’ai aussi pu serrer la main et discuter avec l’incontournable Roland C. Wagner, découvrir enfin Karrim Berrouka, faire une bise à Ketty Stewart, serrer la main de madame Marie-Charlotte Delmas, dédicacer l’exemplaire de Flamma de Jean-Luc Rivera et enfin rencontrer l’improbable Jacques Fuentealba.

Notons au passage que si je me suis bien tartiné l’ego de pommade (voir plus bas), mon comparse Olivier Gechter en a eu une dose plus importante, car il a reçu le samedi soir le premier prix de la nouvelle 20103, prix qu’il a gagné devant un certain Olivier Gechter qui a été choisi plutôt qu’un certain Olivier Gechter. Si vous n’avez pas suivi4, Olivier a gagné le premier prix, mais deux autres textes de lui avaient aussi été nominés.


Olivier en spéciale dédicace

Il est donc reparti chez lui avec le fameux Bagneuzor, qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie, même si on l’a pas gagné.

Le samedi soir, nous avons également eu l’insigne plaisir de dîner5 avec quelques membres hyper-sympatoches de la revue Black Mamba.

N’ont pas pu venir et leur absence est intolérable et inexcusable (surtout quand ils ont dit qu’ils seraient là) : Lucie Chenu et Xavier Dollo, qu’on a beaucoup regretté, et Yann Minh, de qui j’ai acheté un tapis de souris avec son affiche pour la Zone Franche 2009 et que j’espérais faire dédicacer. Tant pis pour lui.

Un autre phénomène m’a beaucoup (et très agréablement) surpris; j’ai été reconnu ! Bon, le badge d’auteur a beaucoup aidé surtout parce que me représentant partout avec le bouc, je suis venu le cheveu court et le menton glabre. Belle manœuvre marketing, hein ?
Néanmoins, on m’a serré la main pour différentes raisons. Cela allait de « Vincent Corlaix ? J’ai vu ton nom sur l’antho Flamma ! » à « Ah, le Bulletin de l’Insondable c’est toi ? Whow, bravo, on adore !« , en passant par un improbable « C’est bien toi qui fait Suicidaire-Man ? »6

Avouons qu’il y a de quoi se faire péter grave l’ego de partout… Mais…

Et puis, quand même, parce que c’est quelque chose d’à la fois gratifiant, effrayant et très émouvant, j’ai dédicacé. D’abord entre nous, c’est tout de même sympathique d’avoir enfin notre œuvre entre les mains, alors plutôt que de se taper dans le dos virilement, on s’est entre-passé nos exemplaires auteur pour se remercier entre nous.

Mais j’ai aussi fait quelques7 dédicaces à de parfaits inconnus, et ça, comme dirait une pub connue et souvent parodiée, ça n’a pas de prix.

Je savais quelle difficulté cela représente en tant que fan de demander à un auteur de griffonner sur un bout de papier. Maintenant je sais ce que c’est d’être assis, devant la page (presque blanche), le stylo en suspension au dessus, le regard dans le vide à chercher quelque chose d’intelligent à écrire, d’ensuite ne pas trop oser redemander le prénom ou son orthographe8 et de prier pour qu’en cours de dédicace le cerveau veuille bien éviter la bête faute d’orthographe.

Mais, bon, je dois bien admettre, c’est terriblement addictif. Je recommence quand vous voulez. Et si possible sur un truc où j’ai que mon nom. Ouaip, un collectif c’est bien, mais l’ego nécessite qu’on soit seul pour apprécier pleinement ce petit moment de jouissance égoïste. Et je vous dit ça en toute franchise… Si on écrit c’est un besoin personnel. Mais si on cherche à se faire publier, c’est bien pour jouir de la reconnaissance d’autrui. Faut pas se leurrer, hein…

Voilà. Il paraît que des séances de dédicaces pourraient se faire en librairie (miam !) mais je n’ai pas osé en parler à Nath qui était très occupée et que j’ai pas osé déranger pour une question aussi frivole.

On m’a également demandé quand et où le recueil se trouverait en librairie, parce que certains préfèrent l’acheter directement plutôt que le commander. Là encore, je n’ai pas (encore) la réponse… Mais dès que je l’ai, je vous spamme tous à nouveau;)

Sur ce, bonne journée et à très bientôt !

  1. dans le cercle des littératures fantastiques, s’entend []
  2. et vous avez intérêt à vous le figurer après le mailing de la semaine dernière… []
  3. pour son excellent Ferrovipathe []
  4. je vous en veux pas, j’abuse un peu, là []
  5. le dîner en lui-même fut très drôle pour d’autres raisons []
  6. Si ma mémoire est bonne, c’est Jacques Fuentealba qui m’a demandé ça, mais je ne suis pas très sûr… []
  7. une dizaine, approximativement []
  8. j’ai été sauvé à chaque fois parce qu’un autre des auteurs avait déjà fait sa dédicace []

3 réflexions sur “Zones Franches 2010, petit compte rendu

  1. Bonjour,
    merci pour cet article sympa. Juste quelques petites coquille. C’est Marie-Charlotte Delmas, et pas Belmas, Jean-Luc Rivera, et pas Riviera. Et Bagneuzor au lieu de Bagneuzaure :-)
    A bientôt :-)

  2. Merci d’avoir pointé mes coquilles, Claude :)
    Malheureusement je tape trop vite (je relis rarement mon blog) et Antidote ne connait malheureusement ni les Delmas ni Rivera (honte sur lui).
    Et j’en profite pour en rajouter une couche : merci de ce week-end mémorable !

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