Tête de veau

Le 11 septembre 2001, dans son laboratoire du ministère de La Défense vietnamienne, le professeur Cain Ngoq Nguyen testa sur lui même un pare-balle de son invention. Il avait en effet découvert, suite à un voyage d’étude en France que la couenne de tête de veau cuit dans les règles de l’art (45 minutes à l’autocuiseur, en immersion, avec carottes et bouquet garni), permettait d’obtenir après séchage une matière à la fois gélatineuse et résistante, dont les propriétés mécaniques non-newtoniennes en feraient une garniture idéale pour les gilets pare-balles.

Après plusieurs essais réussi, il décida de tester son invention sur lui même, afin de faire taire définitivement les sceptiques. Il fit prépare de la tête de veau, fit sécher la couenne et en garni un pare-balle.

La balle tirée par son assistant l‘atteignit en plein cœur, le tuant sur le coup.

La raison de ce dysfonctionnement en était toute simple : son assistant, incapable de trouver de bouquets garnis à la Française à Hanoï, remplaça les herbes par un délicieux mélange de gingembre, de piment, de coriandre et de citronnelle, beaucoup plus typique du Vietnam.

Toutes les propriétés pare-balle de la tête de veau s’évanouirent du même coup.

Si l’équipe du docteur Nguyen s’était penché plus attentivement sur le résultat obtenu au lieu de courir partout en hurlant « au secours » ils auraient découvert que l’assistant avait obtenu sans le savoir :

  1. la recette de la tête de veau à la vietnamienne
  2. Le seul bouillon de viande susceptible d’amorcer une réaction de fusion lorsqu’il est projeté sous pression dans un réacteur Tokamak

Preuve, s’il en était besoin, qu’il ne faut jamais s’arrêter à un échec.

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